Une succession de perturbations est attendue entre aujourd’hui et mardi notamment liée à ce qu’on appelle des « rivières atmosphériques » avec une provenance subtropicale. La masse d’air provenant directement des Antilles ou un secteur proche, ce qui signifie qu’elle est chargée en chaleur humide.

L’animation GIF est instructive des différentes rivières atmosphériques qui parcourent une partie du globe. L’on notera qu’une autre rivière atmosphérique s’apprête aussi à aborder l’Oregon aux Etats-Unis. D’ailleurs, l’activité des rivières atmosphériques devrait très prochainement considérablement augmenter sur la côte ouest des USA. Par chez nous, l’activité des rivières atmosphériques se résorbera mercredi par intrusion d’air froid et sec par le nord.

La carte moyenne des cumuls de pluie d’ici mercredi est parlante sur la France avec un axe centre-ouest/centre-est très concerné par les gros cumuls. Dans les Alpes, on pourrait atteindre les 150 à 200 mm. Certains scénarios font apparaître la possibilité d’atteindre en maxi les 200 mm environ. On peut s’attendre en conséquence à une fonte des neiges accélérée en dessous de 2000 m à cause de températures très (trop) douces, d’un risque d’avalanches grandissant en altitude, de crues de cours d’eau et possiblement d’inondations. Pour rappel, les Alpes ont déjà payé un gros tribut aux crues, éboulements, routes barrées etc dernièrement suite à 2 précédents épisodes déjà. Vous noterez que dans ce flux d’ouest à sud-ouest comme à l’habitude, les plaines de Limagne, du Forez et vallée du Rhône seront foehnés ce qui signifie relativement peu de précipitations à attendre.


Les deux précédentes cartes postées concernent des réanalyses sur la période du 15 octobre 2023 au 6 décembre 2023. Le 15 octobre correspondant à la date plus ou moins de bascule vers « cette saison humide ». L’on voit bien que l’anomalie positive de contenu en eau précipitable sur la première carte, est considérable et concerne une bonne partie de l’Europe dont la France. Au final sur la deuxième carte, on voit bien le trajet préférentiel des perturbations assez bas en latitude sur l’Europe, de la France à l’Ukraine avec une vraie récurrences de cordons très pluvieux.

Pour rappel, le mois de novembre a été le plus humide en Europe depuis 1940 avec ce flux océanique bien installé ramenant des rivières atmosphériques.
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